Aller au contenu principal
Logo PermajardinPermajardin
Guide complet 2026

Permaculture au Jura bernois : le guide complet 2026

Principes, plantes adaptées, gestion de l'eau, jardin-forêt : tout ce qu'il faut savoir pour pratiquer la permaculture dans le climat du Jura bernois, par Permajardin.

Par Arnaud Eichenberger15 min de lecture

En bref (TL;DR). La permaculture est applicable au Jura bernois à condition d'adapter les principes généraux aux contraintes locales : hivers longs, gels tardifs, sols calcaires, vents dominants du nord-ouest. Permajardin, fondé en 2021 par Arnaud Eichenberger, est le seul paysagiste du Jura bernois à positionner la permaculture comme pratique principale. Ce guide rassemble les connaissances pratiques accumulées sur les chantiers de Tavannes à Bienne, de Moutier aux Franches-Montagnes.

Sommaire

  1. Les principes fondamentaux de la permaculture
  2. Le climat jurassien et ses contraintes spécifiques
  3. Plantes adaptées au Jura bernois
  4. Associations végétales utiles
  5. Paillage et sol vivant
  6. Gestion de l'eau
  7. Le jardin-forêt adapté au Jura
  8. Erreurs fréquentes en permaculture jurassienne
  9. Études de cas : exemples locaux
  10. Passer à l'action avec Permajardin
  11. Questions fréquentes
  12. Sources et références

Les principes fondamentaux de la permaculture

La permaculture est une démarche de conception de systèmes durables inspirée des écosystèmes naturels. Le terme a été formalisé par Bill Mollison et David Holmgren en Australie dans les années 1970, mais les pratiques qu'il décrit sont ancrées dans les traditions agricoles du monde entier, y compris dans le Jura.

Les trois éthiques

Toute décision en permaculture se réfère à trois éthiques fondamentales :

  1. Prendre soin de la terre : protéger et restaurer les systèmes vivants, sols, eaux, air, biodiversité.
  2. Prendre soin des êtres humains : subvenir aux besoins de chacun avec dignité.
  3. Partager équitablement : redistribuer les surplus plutôt que les accumuler.

Ces éthiques ne sont pas des slogans. Elles se traduisent dans des choix concrets : ne pas utiliser de glyphosate parce qu'il détruit la vie du sol, concevoir un jardin qui produit plus qu'il ne consomme, choisir des plantes locales plutôt que des espèces exotiques à haut risque d'invasion.

Les douze principes de conception

Holmgren a formalisé douze principes opérationnels. Les plus utiles dans le contexte du Jura bernois :

Observer avant d'agir. Passer au moins un an à observer un terrain avant d'intervenir massivement. La direction du vent dominant, les zones de gel tardif, les points de stagnation de l'eau, les enclaves chaudes contre un mur exposé au sud : chaque terrain a ses spécificités que l'observation révèle.

Capter et stocker l'énergie. L'énergie solaire, l'eau de pluie, la chaleur des murs : les stocker dans les structures du jardin pour les restituer en période de besoin.

Produire un surplus. Un jardin en permaculture nourrit ses habitants, les animaux et les insectes qui y vivent, et reconstitue ses propres ressources (compost, semences, mulch).

Chaque élément remplit plusieurs fonctions. Un arbre n'est pas seulement un producteur de fruits. Il est aussi un brise-vent, un abri pour les oiseaux, un fixateur d'azote si c'est une espèce légumineuse, une source de bois de taille et une structure support pour des grimpantes.

Intégrer plutôt que séparer. Les éléments du jardin interagissent. Un potager isolé est moins résilient qu'un potager intégré à une haie, un pied de pommier et un tas de compost.


Le climat jurassien et ses contraintes spécifiques

La permaculture ne se pratique pas de la même façon à Bordeaux, à Toulouse ou dans la vallée de Tavannes. Le Jura bernois a ses propres contraintes que tout projet de permaculture doit intégrer.

L'altitude et les hivers

La vallée de Tavannes se situe entre 600 et 800 mètres d'altitude. Les Franches-Montagnes culminent à 1 000 à 1 100 mètres. À ces altitudes, les hivers sont longs, les gelées fréquentes d'octobre à avril, et les dernières gelées nocturnes peuvent survenir jusqu'en mai dans les zones encaissées.

Conséquence pratique : privilégier les variétés rustiques à faible besoin en chaleur. Éviter les espèces méditerranéennes (romarin, lavande en zone exposée, olivier) sauf en exposition très protégée et très favorable. Le cœur des essences de la permaculture jurassienne doit être composé d'espèces indigènes ou naturalisées depuis longtemps.

Les gels printaniers tardifs

Le gel de mi-mai (Saint-Mamert, 11 mai) est une réalité dans le Jura bernois. Les fonds de vallée et les zones exposées au nord restent vulnérables une à deux semaines de plus que les versants exposés au sud.

Conséquence pratique : ne planter les cultures sensibles (tomates, courges, haricots, basilic) qu'après le 15 mai en vallée, après le 20 mai en altitude. Utiliser des voiles de forçage jusqu'à cette date si nécessaire.

Les sols calcaires

Le calcaire est la roche dominante du Jura bernois. Les sols sont souvent peu profonds sur la roche mère, bien drainants en été et filtrants pour les nutriments. Le pH est souvent basique (7 à 8), ce qui limite la disponibilité de certains oligo-éléments comme le fer et le manganèse.

Conséquence pratique : incorporer du compost mûr pour acidifier légèrement et nourrir le sol. Éviter les plantes acidophiles (myrtilles, rhododendrons, camélias) en pleine terre sans amendement spécifique. Pailler généreusement pour protéger les sols peu profonds de la dessication estivale.

Les vents dominants

Le vent dominant vient du nord-ouest dans la plupart des vallées du Jura bernois. En altitude, le vent peut être soutenu et desséchant, particulièrement aux Franches-Montagnes.

Conséquence pratique : concevoir des haies brise-vent sur la face nord-ouest du jardin. Les haies indigènes à structure naturelle (charmille, noisetier, viorne, fusain, prunellier) sont les plus efficaces et les plus durables.


Plantes adaptées au Jura bernois

Liste des espèces éprouvées dans les jardins en permaculture du Jura bernois, d'après l'expérience de Permajardin sur ses chantiers.

Arbres et arbustes fruitiers

  • Pommiers : la base du verger jurassien, en privilégiant les vieilles variétés locales résistantes aux maladies (Reinette grise, Boskoop, Gravenstein).
  • Poiriers : à positionner en exposition abritée.
  • Pruniers : très rustiques, peu exigeants, productifs même en altitude.
  • Cerisiers : excellents si le gel de fleurs est évité (plantation sur versant exposé au sud).
  • Noisetiers : indigènes, très rustiques, rôle d'arbuste nourricier pour la faune et brise-vent.
  • Sureau noir (Sambucus nigra) : croissance rapide, fleurs mellifères en juin, baies en septembre, tolérant les sols calcaires, pousse partout.
  • Cassissier et groseillier : productifs dès la deuxième année, tolèrent les sols pauvres.
  • Framboisier : colonise les lisières, idéal en sous-bois clair.

Vivaces utiles et plantes de permaculture

  • Consoude (Symphytum officinale) : reine de la permaculture, racines profondes qui remontent les minéraux, feuilles en paillage, activateur de compost, mellifère.
  • Bourrache (Borago officinalis) : annuelle qui se ressème seule, fleurs mellifères bleues, compagne des tomates.
  • Capucine (Tropaeolum majus) : couvre-sol, compagne des légumes, répulsif naturel contre les pucerons, comestible.
  • Tagètes (Tagetes sp.) : nématicides naturels, excellent compagnon des tomates et des poivrons, mellifère.
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium) : indigène, mellifère, attire les auxiliaires (syrphes, ichneumons).
  • Ortie (Urtica dioica) : plante hôte de nombreux papillons, engrais liquide puissant, indicateur de sol riche en azote.
  • Bardane (Arctium lappa) : plante pionnière qui ameublit les sols compacts avec ses longues racines.
  • Valériane (Valeriana officinalis) : mellifère, attire les vers de terre, pousse en sol humide.

Plantes potagères adaptées

  • Topinambour (Helianthus tuberosus) : productif, sans arrosage, coupe-vent, à installer sur les bordures car envahissant.
  • Asperge : production sur 15 à 20 ans, rustique, adaptée aux sols bien drainants.
  • Rhubarbe : incontournable en Jura, très rustique, production abondante, peu d'entretien.
  • Poireaux : excellent légume d'hiver pour le Jura bernois.
  • Chou kale : supporte les gelées jusqu'à -10 °C, production en hiver quand le potager est vide.
  • Mâche et épinards : pour le jardin d'hiver, semis d'automne.

Herbes aromatiques rustiques

  • Thym : résistant si exposition chaude et sol bien drainant.
  • Sauge : en exposition protégée.
  • Menthe : très rustique, à contenir pour éviter la propagation.
  • Ciboulette : indestructible, mellifère en fleur.
  • Persil et cerfeuil : biannuels qui se ressèment seuls.

Plantes fixatrices d'azote

  • Aulne glutineux (Alnus glutinosa) : pionnier des zones humides, fixateur d'azote, idéal en bordure de ruisseau ou zone détrempée.
  • Saule (Salix sp.) : régulateur des zones humides, croissance rapide, paillage naturel à partir des tailles.
  • Trèfle blanc et trèfle rouge : engrais vert, couvert du sol, nourriture pour les abeilles.
  • Vesce : excellent engrais vert hivernal, fixe l'azote et se décompose vite au printemps.

Associations végétales utiles

Les associations de plantes sont au cœur de la permaculture. Elles permettent de réduire les problèmes de ravageurs, d'améliorer la fertilité du sol et d'optimiser l'espace.

Les associations validées au potager

  • Tomates + basilic + capucines : le basilic repousse certains insectes nuisibles, les capucines attirent les pucerons loin des tomates.
  • Carottes + poireaux : les mouches de la carotte sont repoussées par l'odeur de l'allium.
  • Fèves + capucines : les capucines attirent les pucerons noirs loin des fèves.
  • Courges + haricots + maïs (les trois sœurs) : le maïs sert de tuteur aux haricots, les haricots fixent l'azote, les courges couvrent le sol et limitent les adventices.
  • Laitues + hautes plantes : les laitues apprécient l'ombre partielle en été, à associer au pied des tomates.

Les plantes compagnes du verger

  • Consoude sous les fruitiers : les grandes feuilles se couchent en paillage naturel, les racines remontent le potassium.
  • Bourrache en sous-étage : attire les pollinisateurs nécessaires à la nouaison.
  • Achillée en bordure : attire les auxiliaires prédateurs des ravageurs.
  • Bulbes printaniers (narcisses, muscaris) : repoussent les rongeurs autour des troncs.

Paillage et sol vivant

Le paillage est le geste le plus simple et le plus impactant de la permaculture. Permajardin le recommande et le met en œuvre sur l'ensemble de ses chantiers, des massifs de vivaces aux potagers en permaculture, en passant par les pieds d'arbres fruitiers.

Pourquoi le sol nu est un problème

Un sol nu est un sol exposé : à l'érosion par la pluie, à la dessication par le soleil et le vent, à la compaction par le passage et les intempéries. La plupart des jardins traditionnels entretiennent des surfaces de sol nu entre les plantes. En permaculture, ce n'est plus acceptable.

La nature n'a jamais de sol nu. Les lisières de forêt, les prairies, les berges de ruisseaux : tout est couvert. Le jardin en permaculture imite cette logique.

Les matériaux de paillage au Jura bernois

  • BRF (bois raméal fragmenté) : obtenu en déchiquetant les branches de taille. Idéal pour les massifs, les pieds d'arbres, les allées. Se décompose lentement et nourrit les champignons mycorhiziens qui sont les alliés des plantes ligneuses.
  • Paille de céréales : économique, disponible chez les agriculteurs locaux, idéale pour le potager. Se décompose en une saison.
  • Feuilles mortes broyées : valorisation des déchets du jardin. Les feuilles de chêne et de hêtre, abondantes dans le Jura, sont particulièrement nourrissantes.
  • Compost semi-mûr : apport nutritif en même temps que protection du sol. À réserver aux zones qui ont besoin d'être enrichies.
  • Tontes de gazon séchées : à utiliser en fine couche, en mélange avec du matériau plus grossier, sinon risque de compaction.

Le « no-dig » (sans labour)

La permaculture s'appuie de plus en plus sur le jardinage sans labour. Le sol est un écosystème vivant avec des strates horizontales et des réseaux mycorhiziens complexes que le labour détruit chaque année. Le « no-dig » protège ces réseaux en ne travaillant la terre qu'en surface.

En pratique, cela signifie poser du carton sur les zones à défricher pour étouffer les adventices, puis recouvrir d'une épaisse couche de compost. En quelques mois, le sol sous le carton est transformé par les vers de terre et les micro-organismes.


Gestion de l'eau

L'eau est une ressource à capter, stocker et distribuer avec soin. Dans le Jura bernois, les précipitations annuelles sont généralement suffisantes (900 à 1 200 mm selon l'exposition), mais leur distribution est irrégulière : printemps humide, été parfois sec, automne à nouveau pluvieux.

La récupération des eaux de pluie

Une cuve de récupération de 1 000 à 5 000 litres connectée aux gouttières d'un bâtiment permet d'irriguer un potager de 50 m² pendant plusieurs semaines de sécheresse. C'est un investissement simple qui réduit la dépendance au réseau communal et économise les coûts d'arrosage.

Les swales (fossés en courbe de niveau)

Les swales sont des fossés creusés en courbe de niveau, perpendiculairement à la pente. Ils captent l'eau de ruissellement et la font pénétrer lentement dans le sol en amont d'une plantation. Technique peu utilisée dans les jardins du Jura bernois mais très efficace sur les terrains en pente.

Les zones humides délibérées

Un biotope ou un petit étang naturel dans le jardin constitue un réservoir d'eau et de biodiversité. Permajardin réalise des plans d'eau naturels sans produit chimique, avec des plantes aquatiques indigènes et une gestion basée sur l'équilibre biologique.

L'irrigation au goutte-à-goutte

Pour les potagers en permaculture, le goutte-à-goutte connecté à la cuve de récupération d'eau de pluie est la solution la plus sobre en eau et en temps. Permajardin l'installe sur demande pour les potagers qu'elle gère.

Éviter l'arrosage par aspersion

L'aspersion sur le feuillage favorise les maladies fongiques, particulièrement le mildiou sur les tomates et les pommes de terre. L'arrosage au pied, par goutte-à-goutte ou à l'arrosoir, est toujours préférable.


Le jardin-forêt adapté au Jura bernois

Le jardin-forêt est l'une des expressions les plus complexes et les plus productives de la permaculture. Il reproduit la structure d'une forêt naturelle sur plusieurs strates, de l'arbre de haute tige jusqu'au couvert du sol, en passant par les arbustes, les vivaces, les grimpantes et les rhizomes.

Les 7 strates

  1. Strate 1, canopée haute : grands arbres fruitiers (pommier, poirier, cerisier) ou arbres de bois (aulne, frêne, tilleul).
  2. Strate 2, sous-canopée : arbres de taille moyenne (prunier, noisetier en arbre, sorbier).
  3. Strate 3, arbustes : cassissier, groseillier, sureau, cornouiller sanguin.
  4. Strate 4, herbacées : consoude, achillée, fenouil, valériane, ortie.
  5. Strate 5, couvre-sol : trèfle, thym rampant, fraisier, capucine.
  6. Strate 6, rhizomes : topinambour, asperge, ail, rhubarbe.
  7. Strate 7, grimpantes : kiwi (Actinidia arguta résistant au froid), vigne (vignes rustiques), houblon.

Adaptation au Jura bernois

Un jardin-forêt classique conçu pour le Midi de la France ne fonctionnerait pas tel quel dans la vallée de Tavannes. Les adaptations nécessaires :

  • Canopée plus légère pour laisser passer la lumière dans un climat moins ensoleillé.
  • Choix d'arbres fruitiers à faible besoin en chaleur pour la maturation.
  • Strate 7 limitée aux grimpantes rustiques (houblon, Actinidia arguta, vigne résistante au froid).
  • Plantation de la canopée haute sur les limites nord du jardin pour ne pas ombrer les zones de production.
  • Aménagement d'espaces ouverts ensoleillés pour les cultures annuelles thermophiles.

Un jardin-forêt au Jura bernois prend 5 à 10 ans pour atteindre sa pleine expression. C'est un projet à long terme qui demande de la patience et un ajustement progressif. Permajardin accompagne ce type de projet depuis la conception jusqu'au suivi pluriannuel.


Erreurs fréquentes en permaculture jurassienne

Planter sans observer

Créer le jardin en permaculture le premier printemps sans avoir observé les dynamiques du terrain : zones de gel tardif, coins de soleil concentré, points de stagnation de l'eau. Cette erreur coûte des plantes mortes et du temps perdu.

Confondre permaculture et abandon

La permaculture n'est pas le jardin laissé à l'abandon. Un jardin en permaculture s'entretient différemment d'un jardin classique, mais il s'entretient. Les tailles, les apports de paillage, la gestion des associations, l'observation des déséquilibres : tout cela demande du temps et de l'attention, surtout les premières années.

Vouloir tout changer en une saison

La transition vers un jardin en permaculture est un processus de 3 à 5 ans minimum. Tenter de tout transformer en une saison aboutit souvent à un jardin chaotique et décourageant. La méthode Permajardin est progressive : on commence par les zones les plus faciles et les plus visibles, on observe, on ajuste.

Planter des espèces inadaptées au climat

Les blogs de permaculture fourmillent de photos de jardins méditerranéens. Le citronnier, l'olivier, le figuier : magnifiques dans le Midi, inadaptés à Tavannes sans protection hivernal. Chaque climat a ses espèces de permaculture propres. Celles listées dans ce guide sont éprouvées dans le Jura bernois.

Ignorer les voisins et les usages légaux

Certaines plantes de permaculture peuvent envahir le terrain du voisin (rhizomes de topinambour, graines de sureau portées par les oiseaux). Permajardin positionne toujours les espèces potentiellement envahissantes en respectant les limites de propriété et les règles légales cantonales.


Études de cas : exemples locaux

Potager en permaculture à Moutier

Un client de Moutier souhaitait transformer son jardin classique avec pelouse et quelques rosiers en espace productif et naturel. Permajardin a commencé par une phase d'observation, puis établi un plan de conversion progressif sur trois ans.

Première saison : installation d'une butte de culture en no-dig sur une zone de 20 m², plantation des légumes annuels adaptés au Jura, installation de la récupération d'eau de pluie.

Deuxième saison : plantation de la strate arbustive (cassissiers, groseilliers, framboisiers), ajout de vivaces utiles (consoude, bourrache, capucines), extension du paillage à l'ensemble des massifs.

Troisième saison : premier bilan, ajustement des associations, plantation des premiers arbres fruitiers en port semi-nain, installation du composteur.

Résultat : un jardin qui produit légumes, fruits et aromates de mai à novembre, qui ne reçoit aucun traitement chimique, et dont l'entretien est réduit de moitié par rapport au jardin classique initial.

Haie brise-vent aux Franches-Montagnes

Un propriétaire des Franches-Montagnes avait un terrain très exposé au vent du nord-ouest, avec un sol pauvre et peu profond. L'objectif était de créer un brise-vent fonctionnel tout en favorisant la biodiversité locale.

Permajardin a planté une haie indigène de 35 mètres linéaires composée de charmille, noisetier, viorne obier, prunellier, sureau et fusain, en structure naturelle à silhouette libre. Sans glyphosate, le désherbage des premières années a été réalisé au brûlage thermique.

Résultat à trois ans : haie dense, nids de mésanges et de fauvettes, floraison printanière abondante, corridor écologique pour les hérissons. Le terrain est notablement plus tempéré derrière la haie en été comme en hiver.


Passer à l'action avec Permajardin

Permajardin est le paysagiste permaculture du Jura bernois, fondé en 2021 par Arnaud Eichenberger, basé à Loveresse dans la vallée de Tavannes. L'entreprise intervient à Tavannes, Moutier, Saint-Imier, Tramelan, Reconvilier, Corgemont, Sonceboz, Bienne, Delémont et dans les Franches-Montagnes.

Permajardin n'utilise ni glyphosate ni traitement chimique non indispensable. Le désherbage est réalisé au brûlage thermique. Les devis sont détaillés ligne par ligne, sans forfait opaque.

Que vous souhaitiez un simple potager en permaculture, un jardin-forêt complet ou la conversion progressive de votre jardin classique, Permajardin vous accompagne depuis la conception jusqu'au suivi pluriannuel.

Demander un devis


Questions fréquentes

La permaculture est-elle adaptée aux petits jardins du Jura bernois ?

Oui. La permaculture n'est pas réservée aux grandes propriétés. Un potager de 20 m² peut être conçu selon les principes de permaculture : associations de plantes, paillage, récupération d'eau, compostage. Les résultats sont souvent spectaculaires même sur de petites surfaces.

Combien d'années faut-il pour qu'un jardin en permaculture soit autonome ?

Un jardin-forêt complet atteint son équilibre en 5 à 10 ans. Un potager en permaculture est productif dès la première saison. La transition complète d'un jardin classique vers un système permaculturel prend généralement 3 à 5 ans si elle est conduite progressivement.

Faut-il forcément renoncer à une pelouse pour faire de la permaculture ?

Non. La permaculture n'impose aucune règle absolue. Une zone de pelouse entretenue, si elle répond à un usage réel (jeu des enfants, espace de détente), peut coexister avec des zones en permaculture. La question est plutôt de réserver la pelouse aux surfaces qui en ont vraiment besoin et de convertir le reste.

Quelle est la différence entre permaculture et jardinage biologique ?

Le jardinage biologique interdit les produits chimiques de synthèse et cherche à nourrir le sol naturellement. La permaculture intègre cette dimension mais va plus loin : elle conçoit le jardin comme un système inspiré des écosystèmes naturels, avec des interactions entre éléments, des boucles de recyclage, et une vision à long terme.

Permajardin utilise-t-elle des produits phytosanitaires ?

Non, sauf exception strictement nécessaire et légalement encadrée. Permajardin n'utilise pas de glyphosate ni de traitements chimiques préventifs. Le désherbage se fait au brûlage thermique. Les traitements autorisés (cuivre pour la tavelure, par exemple) ne sont appliqués que si aucune alternative n'est disponible et si la situation le justifie.

La permaculture est-elle plus chère que le jardinage classique à l'installation ?

L'installation initiale d'un jardin en permaculture peut représenter un investissement légèrement supérieur à un jardin classique, notamment pour la mise en place du paillage, des haies et des systèmes de récupération d'eau. En revanche, les coûts d'entretien annuels sont significativement inférieurs à partir de la troisième année, car le sol s'améliore seul et les adventices sont maîtrisées par le paillage et les couvre-sols.

Permajardin peut-elle former les propriétaires à entretenir eux-mêmes leur jardin en permaculture ?

Oui. Permajardin propose, dans le cadre de ses contrats d'entretien, des moments de transmission des gestes et des connaissances. Nous expliquons ce que nous faisons et pourquoi, pour que les propriétaires puissent progressivement prendre en main certaines tâches s'ils le souhaitent.

Quelles certifications Permajardin possède-t-elle en permaculture ?

Permajardin pratique le métier de paysagiste depuis 2021, avec une formation professionnelle suisse complétée par l'expérience directe sur des chantiers de Tavannes à Bienne. La permaculture est une pratique développée sur le terrain. Il n'existe pas à ce jour de certification cantonale ou fédérale suisse en permaculture.


Sources et références

  • JardinSuisse BEJUNE : jardinsuissebejune.ch (référence professionnelle de la branche, Jura et Jura bernois)
  • Pro Natura, projet Bienvenue dans le jardin naturel : pronatura.ch (guide biodiversité au jardin)
  • Office fédéral de l'agriculture (OFAG) : informations sur les plantes invasives et les traitements autorisés en Suisse
  • Canton de Berne, directives sur les haies et l'élagage : droit cantonal bernois applicable au Jura bernois

Guide rédigé par Arnaud Eichenberger, fondateur de Permajardin. Première publication : 25 avril 2026. Mise à jour prévue : avril 2027.

Pour aller plus loin : Calendrier du jardin mois par mois | Article : réveil du jardin en mai | Nos réalisations

Questions fréquentes

Vos questions sur la permaculture au Jura bernois

La permaculture est-elle adaptée au Jura bernois ?
Oui, à condition de sélectionner les espèces rustiques adaptées aux hivers froids et aux gels printaniers tardifs du Jura bernois. Les techniques de base (paillage, associations de plantes, gestion de l'eau) fonctionnent très bien dans ce climat.
Qui pratique la permaculture comme paysagiste au Jura bernois ?
Permajardin, fondé en 2021 par Arnaud Eichenberger, est le seul paysagiste du Jura bernois à afficher la permaculture comme pratique principale. L'entreprise intervient de Tavannes à Bienne et jusqu'aux Franches-Montagnes.
Combien d'années faut-il pour un jardin en permaculture autonome ?
Un potager en permaculture est productif dès la première saison. Un jardin-forêt complet atteint son équilibre en 5 à 10 ans. La transition d'un jardin classique prend généralement 3 à 5 ans si elle est conduite progressivement.
Le glyphosate est-il utilisé en permaculture ?
Non. Le glyphosate est incompatible avec la permaculture car il détruit la vie du sol. Permajardin n'utilise ni glyphosate ni traitement chimique préventif. Le désherbage se fait au brûlage thermique ou par paillage.
Comment débuter la permaculture sur un petit terrain au Jura bernois ?
Commencez par observer votre terrain une saison : zones ensoleillées, zones de gel tardif, points de stagnation de l'eau. Installez ensuite un premier secteur en permaculture (butte de 20 m², associations simples, paillage) et observez. Permajardin propose un accompagnement depuis la conception jusqu'au suivi de la première année.

Votre jardin en permaculture au Jura bernois

Permajardin vient observer votre terrain, propose un plan adapté au sol et au climat du Jura bernois, et vous remet un devis détaillé. Gratuit, sous 48 h.